Présentation du projet AmbekaSo

Contexte

Au Burkina Faso, l'alphabetisation, manger matin, midi et soir, boire de l'eau potable constitue un rève pour plus de 90 % de la population.

Economie du pays

Le Burkina Faso est un « pays en voie de développement ». Son indice de développement humain (indicateur statistique composite, prenant en compte l'éducation, la santé et le niveau de vie) était en 2003 le 175ème de la planète, sur 178 pays comptabilisés.
L'agriculture représente 32% du produit intérieur brut et occupe 80% de la population active. Il s'agit principalement d'élevage mais également, surtout dans le sud et le sud-ouest, de culture de sorgho, de mil, de maïs, d'arachides et de riz.

Le pays est le premier producteur de coton en Afrique, avec 700 000 tonnes en 2006, principalement tournées vers l'exportation. Plus de deux millions de personnes sont tributaires de la production cotonnière. Or, les cours mondiaux de cette matière première n'ont jamais été aussi bas. Cette situation est essentiellement due aux subventions que les Etats-Unçis accordent à leur producteurs de coton : en 2001/02, les planteurs ont recueilli une manne exceptionnelle de subventions d'un montant de 3,9 milliards de dollars - soit le double du niveau de 1992. Les planteurs de coton américains reçoivent des subventions d'un montant supérieur à la totalité du PIB du Burkina Faso.

Le développement du pays dépend essentiellement de l'aide internationale.

L'éducation

Le taux d'alphabétisation des adultes est d'environ 24%.
Le taux de scolarisation/fréquentation à l'école primaire est d'environ 45%.
L'accès aux livres ou autres média permettant d'accéder à la connaissance est très difficile au Burkina : peu de famille ont cela chez eux, et les services publics sont déficients.
Il faut savoir que la langue officielle est le français. C'est la langue des administrations, des autorités judiciaire, de la majorité de la presse et du monde des entreprises.

Projet éducatif

L'objectif principal est d'accueillir 6 jours par semaine des enfants afin de leur permettre une ouverture à l'éducation et à la connaissance, via des enseignements et des activités culturelles et artistiques.
Le matin de 7H30 à 11H30, un groupe de 10 enfants âgés de 9ans non scolarisés seront accueillis dans une classe pour une ouverture à la langue française (niveau grande section de maternelle, CP). Les enfants suivront donc des cours durant une année scolaire et seront ensuite inscrit à l'école du quartier : l'âge limite est de 10 ans pour entrer en classe de cp1 (ce qui demande une dure négociation).
Un repas à midi leur sera offert.
L'après-midi sera réservée à des activités ludiques, éveil artistique musical et théâtrale... Un autre groupe de 10 enfants d'enfants âgés de 11 ans et plus qui sont hors circuit scolaire participera aux activités.
Le soir de 18 h à 20 h 00, un cours du soir, leur sera proposé, et pourra accueillir au maximum 20 élèves. Ces élèves seront pris en charge durant 6 ans (CP1, CP2, CE1, CE2, CM1, CM2) et orientés vers un métier porteur économiquement.
Le jeudi est réservé pour des activités périscolaires, des sorties, spectacle, cinéma...
Deux personnes assureront le travail avec les enfants : un enseignant qui suivra les programmes burkinabés et un animateur artiste.
Durant les grandes vacances scolaires, (juillet à fin septembre) le centre ne fonctionnera que quelques jours par semaine, pour que le personnel se consacre au tourisme. En fonction des bénévoles, des semaines de stage pourront être organisées pour les enfants. Stage de danse, de musique, de cirque, de marionnettes, de bogolan....

Des journées récréatives seront proposées (chasse aux trésors, tournoi de foot, grands jeux, séance dessin animé, activité manuel...) Un goûter sera offert....
Pour sensibiliser les enfants à l'environnement, les enfants participeront en juillet à la campagne de reboisement.
Nous cherchons également des idées, et une association partenaire burkinabé pour le recyclage des sachets usagés qui pullulent dans la ville, les quartiers, les terrains vides....

Volet tourisme équitable

Financement du projet éducatif

Afin de pérenniser le projet éducatif et de tendre vers l'autofinancement, l'idée est d'ouvrir un lieu d'hébergement. Ce lieu s'adresse à des touristes occidentaux souhaitant aller à la rencontre de la population et rencontrer pleinement la culture burkinabé, et s'adresse à des voyageurs africains de passage.
Actuellement l'offre hotellière au Burkina-Faso, pour la grande majorité, est constituée d'hôtels dont les 1ers prix se situent à 6000 Fcfa, somme énorme pour une immense majorité d'habitants, et assez onéreuse pour un touriste européen.

Le tourisme équitable

Le concept est basé sur le principe du tourisme équitable, et permet d'associer totalement la population locale à l'accueil de toute personne souhaitant rester une nuit ou un mois dans l'une des capitales culturelles et économiques de l'Afrique de l'Ouest qu'est la ville de Bobo-Dioulasso.
Un outil au service du développement des communautés locales, tel est l'objectif, dans un cadre permettant le dialogue du voyageur avec les personnes vivant et travaillant à Bobo-Dioulasso.
Le lieu d'hébergement est accessible pour toute personne adhérente à l'association Demisew Gnassigui (adhésion 500 CFA). Toutes les informations pratiques sont disponibles sur la page hébergement.
Il se situe à Bobo-Dioulasso dans le quartier de Belleville (15 minute du centre ville).